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Archive for the ‘Théâtre’ Category

Voici, dans l’actualité théâtrale, une pièce qui me semble digne d’un grand intérêt.

Quelqu’un parmi les blogueurs l’a-t-il vue ?

Pour ma part, j’espère qu’il y aura une tournée dans toute la France, que l’on puisse ainsi la voir.

Voici le lien du site la présentant : La dernière Lettre de Marie-Antoinette –


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Comédie

JOURNAL DE GALERE – Henry MONTAIGU – 20 septembre 1991

« Être homme, c’est diminuer la part de comédie. » (Malraux). De même, empêcher un acteur de « faire du théâtre » est la grande étude. Car le comédien véritable n’est pas là pour se grimer mais pour se dépouiller. Le plus grand est celui qui réduit à rien le cabotinage, ou qui, ayant opéré la plus singulière des alchimies, est parvenu à transmuer le cabotinage en toge d’honneur et d’éclat – et projette sans risque les masques les plus divers. Car le grand acteur observe la plus grande distance entre son rôle et lui-même ; il ne se laisse pas investir par la dépouile mortelle du personnage qu’il incarne passagèrement. S’adresser à la part noble du spectateur et parvenir à l’augmenter, telle doit être pour chacun de nous la détermination spirituelle majeure.

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Théâtre

Antonin ARTAUD (1896-1948) – Le Théâtre et son double – 1938

      Au point d'usure où notre sensibilité est parvenue, il est certain que nous avons besoin avant tout d'un théâtre qui nous réveille : nerfs et coeur.

     Le spectacle s'étendra, par suppression de la scène, à la salle entière du théâtre, et, parti du sol, il gagnera les murailles sur de légères passerelles, enveloppera matériellement le spectateur, le maintiendra dans un bain constant de lumière, d'images, de mouvement.

     Artaud, poète, homme de théâtre, fut un théoricien de cet Art majeur : outre l'idée proposée dans ce texte pour redéfinir l'espace scénique, je retiendrai la belle image poétique du spectacle partant du sol et gagnant jusqu'aux murailles sur de légères passerelles.

     Passerelle légère, voilà qui définit bien Poésie et Art, son compagnon intime.

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Michel Serrault

Michel Serrault – VOUS AVEZ DIT SERRAULT – Autobiographie, 2001

   Je continue d'observer les gens. Sans précision, plutôt comme ça, à la volée, pour saisir une démarche ou un regard, un tic, une expression. C'est le comédien qui trouve là sa nourriture, mais il ne le sait pas forcément. Je peux voir chez quelqu'un une attitude et aussitôt l'oublier. Mais des années plus tard, à mon insu, ce que j'avais observé me revient sans que je l'aie sollicité, au moment où j'en ai besoin. Beaucoup d'acteurs connaissent ce phénomène, qu'on peut comparer à l'eau de pluie qui pénètre la terre, traverse des filtres naturels qui la purifient et l'enrichissent, puis rejaillit en une source, à l'instant où l'on cherche à se désaltérer.

    Ma chance a été d'entrer dans la classe d'un homme remarquable, un Maître de théâtre comme j'en souhaite aux jeunes gens et jeunes filles qui veulent faire ce métier. Il s'appelait Jean Le Goff…La première fois qu'il me vit, il prit sans faillir la mesure du gamin que j'étais, plus au fait de la topographie des fortifs que des alexandrins du Misanthrope. Il eut donc la sagesse de commencer par le commencement et me demanda de lire. Il s'agissait bien sûr de me faire acquérir la culture qui me faisait tant défaut, mais aussi, par la méthode qui était propre à Jean Le Goff, de placer les comédiens en situation d'écoute par rapport au texte et aux partenaires. Car combien de fois entendait-on ce dialogue insensé qui augurait mal de l'apprentissage du métier :

– Je vais vous passer Lubin dans la première scène de l'acte II de George Dandin. – Très bien. Peux-tu me dire ce qui se passe avant ? – Ah ben non…Avant, je ne l'ai pas lu. – Alors après ? – Après non plus. – Tu ne sais pas ce que raconte la pièce ? – Je vois à peu près…en gros !

   Vous pensez que j'exagère ? Je vous assure que non. L'une des conséquences de cette manière de faire, on la retrouve aujourd'hui chez ces comédiens qui, dès qu'on leur propose un rôle dans une pièce ou un film, se précipitent sur le texte pour mesurer la longueur de leurs répliques et le nombre de scènes où ils apparaissent. L'histoire, l'intention, demeurent les dernières de leurs préoccupations. Jean Le Goff privilégiait l'attention réelle que l'acteur se doit de porter à ce qui l'entoure :

– Ecoute ton partenaire, écoute-le vraiment. Regarde-le vraiment. Sois avec lui. Ne pense pas à ce que tu dois dire après, à l'effet que tu vas produire. Tu joues, tu n'es pas tout seul. Si tu n'écoutes pas, tu seras faux et mécanique. Mais si tu écoutes, tu répondras, et tu répondras juste.

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Gilles LACOSTE, comédien (blog "Part-Art")

    "L'Art Dramatique…Un chemin vers soi à la rencontre des autres, un chemin vers les autres à la rencontre de soi."

Prince Taliesin

     Que seraient en effet les humains les uns sans les autres. C'est certainement la confrontation à l'autre, pacifique ou moins pacifique d'ailleurs, qui fait une grande partie de ce que nous sommes.

     Un homme qui se serait fait tout seul, cela ne peut, au fond, exister.

     Chacun a sa route ; mais toute route, à un moment donné, en croise d'autres, puis s'en éloigne, pour parfois croiser à nouveau plus loin.

     Vous pouvez retrouver sur le blog "part-art" de Gilles Lacoste l'intégralité de la note, ainsi que d'autres beaux textes sur l'Art dramatique (cf le lien ci-contre).

    

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   Vous avez bien compris Molière en essayant d'imaginer ce que pourraient être ces personnages de nos jours. C'est justement cela que l'on peut entendre par universalité d'un auteur, cette grande adaptabilité, et qui fait que l'on puisse trouver un écho évocateur toujours actuel chez un homme ayant écrit il y a 400 ans. Avec la certitude que la nature humaine reste la même, bons et mauvais côtés.

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Toulouse artiste

Il se joue actuellement à Toulouse, ma ville, dans l’insolite Théâtre de Poche, une superbe pièce, d’une grande intensité humaine, admirablement servie par une mise en scène sobre et resserrée, où le jeu du dit et du non-dit est parfaitement rendu. Le sujet : la confrontation d’une jeune femme victime d’un viol avec le psychologue qui la reçoit en médecine légale. Son titre « Dans la boue et les feuilles mortes ». Christel LARROUY en est l’auteur,Christine LE THOMAS l’a mise en scène. Les comédiens sont Elisa HABIBI (17 ans) et Gilles LACOSTE, de la Compagnie Théâtre Extensible. Tous sentiments contradictoires y passent : espoir et désespoir, ouverture et fermeture, résignation et colère, envie de mourir et soif de vivre. Je ne peux que vous inciter à courir voir la pièce, vous passerez une soirée riche en émotion, dans ce lieu si particulier. Cette oeuvre est encore à l’affiche jusqu’au 11 novembre et se joue du mercredi au samedi (dimanche, lundi et mardi faisant relâche).

Pour tout renseignement ou contact : site du « Théâtre de Poche » http://theatredepoche31.free.fr ; blog de Gilles Lacoste http://part-art.over-blog.com.

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