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Archive for the ‘Livres’ Category

Livres

Mise à jour du 13 mars 2011 – Premier dimanche de Carême

Voici la liste des livres que j’ai la joie de pouvoir vous donner. N’hésitez pas à me contacter, je ne fais partie d’aucune secte, rassurez vous ! A bientôt. Bien amicalement à tous.

Je propose en outre depuis le mois d’août 2009 des textes au format PDF ou WORD. Je les ai ajoutés à liste ci-dessous. Je vous les ferai parvenir par courriel en document attaché.

Bonjour à tous mes amis lecteurs fidèles ou occasionnels.

Depuis plusieurs années maintenant, j’essaie, chez les brocanteurs ou sur les sites d’enchère en ligne, de trouver les ouvrages des auteurs dont je parle dans mon blog et qui font, ou ont fait, une grande partie de ce que je suis. Un des problèmes majeurs est qu’ils ne font pas obligatoirement partie de l' »intelligentia » officielle et qu’ils sont très peu diffusés.

J’ai quand même réussi, à force de patience, à acquérir quelques ouvrages. Je les tiens à la disposition de mes lecteurs s’ils veulent approfondir telle ou telle note publiée sur mon blog. N’hésitez pas à lire ou relire ces notes et à me contacter. Certains de mes lecteurs l’ont déjà fait les années précédentes : je leur ai adressé l’ouvrage qui les intéressait, il m’ont adressé en échange un livre qu’ils aimaient, ou la somme d’argent qu’ils voulaient, ou rien du tout d’ailleurs : il n’y a pas de problème, vous avez sans doute compris que mon but n’est pas de faire de l’argent. Je vous donne la liste des ouvrages à la fin de la note.

A bientôt donc j’espère, pour de fructueux échanges.

Liste des ouvrages :

– Henry MONTAIGU, « Le Mandat du Ciel » – Poème

– Henry MONTAIGU, « Molière ou le Grand Combat » – Article (WORD)

– Henry MONTAIGU, « Montaigne, l’Homme du Roi » – Article (WORD)

– Henry MONTAIGU, « Prince noir ou le Sang sauvage » – Théâtre(WORD, en préparation)

– Henry MONTAIGU, « Sacha Guitry, Roi du Théâtre » – Article (WORD)

– Henry MONTAIGU, « Le Sceau rompu », extrait de « L’Opéra Doré » – Théâtre (WORD)

– René GUENON, « Le Symbolisme de la Croix »

– René GUENON, « Le Règne de la quantité et les Signes des temps »

Lucius APULEUS (Apulée), « L’Âne d’Or ou les Métamorphoses » – Livres quatrième à sixième : Histoire de Psyché ; Livre dixième : Théâtre antique – Le Jugement de Pâris ; Livre onzième (WORD, en préparation)

– Georges BERNANOS, « L’Imposture » (2 exemplaires)

– Georges BERNANOS, « La Joie »

– Georges BERNANOS, « Un mauvais rêve »

– Georges BERNANOS, « Un mauvais rêve », suivi de « Un Crime »

– Jean-Loup BERNANOS, « Bernanos et la Monarchie » – Article (WORD)

– Christian CHARRIERE, « Vaisseau de Survivance » – Article (WORD)

– François René de CHÂTEAUBRIAND, « Les Martyrs »

– Jean COCTEAU, « La Belle et la Bête » (chroniques du tournage) et « L’Aigle à deux têtes » (théâtre)

– E. de COUSSEMAKER, « Drames liturgiques du Moyen-Âge » – Texte et partitions musicales (PDF)

– Marie Madeleine DAVY, « Initiation à la Symbolique romane »

– Cardinal Jean DANIELOU, « L’Église des premiers temps » – Des origines à la fin du 3e siècle

– Mircea ELIADE, « Aspect du mythe »

– HESIODE, « les Travaux et les Jours » – La théorie occidentale des quatre âges de l’humanité

– Marcel GRIAULE, « Dieu d’Eau » – Entretien avec Ogotemmêli, Sage Dogon (WORD)

– Saint Jean Chrysostome, « Homélie sur les Actes des Apôtres » – Livre en Grec ancien

– Adam de LA HALLE, « Jeu de Marion et Robin » – Texte et partitions musicales (PDF)

– Régine PERNOUD, « Les Hommes de la Croisade »

– Régine PERNOUD, « Pour en finir avec le Moyen-âge »

– PLATON, « Gorgias » (WORD) – Lien : http://www.philonet.fr/oeuvres/Platon/Gorgias/Gorgias.doc

– PLOUTARKHOS (Plutarque), « Isis et Osiris » (PDF)

– James ROBSON, « Christ in Islam » – Texte en Anglais (PDF)

– Julie ROUX, « Les Cisterciens » (ouvrage plutôt descriptif, traitant de l’Histoire de cet Ordre religieux, d’architecture cistercienne,… nombreuses photographies incluses)

– Jean SERVIER, « L’Homme et l’Invisible »

– Père Placide TEMPELS (Franciscain), « La Philosophie bantoue » –

Lien : http://www.aequatoria.be/tempels/FTLovaniaFR.htm

« La Chanson de Roland » – Lien : La Chanson de Roland

– « La Châtelaine de Vergy » – Roman médiéval

– « La Flûte de Jade » – Recueil d’écrits poétiques chinois

– « La Légende de la Ville d’Ys » – Légende bretonne, d’après les anciens textes

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Livres (2)

En ce lendemain de l’Assomption, Fête majeure en France, depuis le 17è siècle et le voeu que fit Louis XIII à Notre Dame de lui dédier son Royaume, je vous propose de découvrir un livre traitant de l’approche spirituelle que l’on peut avoir de l’Histoire de France chrétienne et pré-chrétienne.

N’hésitez pas à me contacter si cet ouvrage suscite votre intérêt, ce sera une joie pour moi de vous le faire parvenir.

La France mystique-Réflexions méta-historiques sur l’Histoire de France – Jean Phaure – Dervy Livres, 1986

Quatrième de couverture (extrait)

La France d’aujourd’hui a-t-elle encore une dimension mystique ? Apparement plus…Et pourtant plus on remonte vers ses grandes époques et que l’on touche à ses racines chrétiennes et pré-chrétiennes, plus apparaît à nos yeux un extraordinaire pays, provisoirement profané, qui…a été malgré toutes ses convulsions le phare spirituel du monde occidental. Et cette lumière n’était pas seulement politique, intellectuelle et artistique, mais fondamentalement mystique.

Préface par Jacques d’Arès (extrait)

Le titre du présent ouvrage pourra paraître énigmatique à certains lecteurs, amenés à se demander quels rapports peuvent exister entre l’Histoire de France et la Mystique. Il est vrai que, depuis de nombreuses décennies – pour ne pas dire de nombreux siècles – , l’Histoire n’est envisagée que sur le plan événementiel et la majorité de nos contemporains est persuadée que seule la volonté humaine est à l’origine des faits marquants de la vie des peuples. A l’époque où la science la plus avancée prouve l’existence de forces naturelles invisibles, susceptibles d’avoir une influence profonde sur le comportement de l’Homme, ce dernier en nie l’existence dans l’Histoire.

La raison profonde de cette situation vient de ce que la Religion ne joue plus le rôle qui devrait être le sien : permettre à l’être humain de se relier (c’est le sens du verbe latin religare d’où vient Religion) à son créateur – disons pour les incroyants aux forces organisatrices du Cosmos.

Heureusement il n’est pas indispensable de passer par la religion telle que nous la connaissons en cette fin de 20è siècle pour comprendre les faits.

Encore convient-il pour cela d’accepter de les examiner, et donc de les connaître, et ce, avec un esprit ouvert, indépendant et non partisan. Or, chacun sait que l’on n’enseigne plus l’Histoire ; que pour bon nombre de français, l’Histoire de notre pays commence à la révolution de 1789…quand ce n’est pas en mai 1968 ! On se souvient qu’à cette dernière époque on prétendait bâtir la France nouvelle sur le sable ! « Du passé faisons table rase« … « Les peuples heureux – comme la France – n’ont pas d’Histoire« … Ainsi s’est établie lentement – mais sûrement – une amnésie collective.

Jean Phaure rappelle avec juste raison l’opinion, à ce sujet, de l’éminent historien Ferdinand Lot : « La perte de la mémoire du passé est sans doute la pire infortune qui puisse frapper un peuple ainsi qu’un individu. » Lorsque l’on constate chez certains vieillards les conséquences de la perte de leur mémoire, on peut imaginer – théoriquement sans peine – les résultats catastrophiques d’une telle perte de mémoire lorsqu’il s’agit d’un peuple. Hélas, l’endoctrinement subtil et imperceptible résultant d’un enseignement ayant rompu depuis longtemps avec toute notion spirituelle explique que bien peu de nos contemporains – et surtout de nos dirigeants quels qu’ils soient – ont conscience d’une telle situation. Sur un plan beaucoup plus simple, l’histoire authentique suivante nous paraît significative.

Récemment le guide d’un groupe d’amateurs visitant un important musée, précisa que le principal personnage d’un tableau était Louis IX. Une dame voulant en savoir plus demanda à son mari qui était ce roi. Devant la carence de son époux, la dame s’adressa à une autre visiteuse ne faisant pas partie du groupe : « Connaissez-vous Louis IX, madame ? » lui demanda-t-elle. « Ah oui, répondit son interlocutrice, j’habite Vincennes et notre ville a de nombreuses attaches avec Saint Louis » – « Mais je vous interroge sur Louis IX, rétorqua l’autre dame, pourquoi me parlez vous de Saint Louis ?… » Sans commentaire ! Il paraît sans doute inconvenant à certains – et notamment à quelques enseignants – qu’un roi puisse être un Saint !

Deux autre exemples nous viennent en mémoire : à l’occasion d’une émission télévisée, un commentateur a affirmé que le Panthéon à Paris, aurait été construit par les révolutionnaires de 1789 pour y abriter la dépouille mortelle des grands hommes ! Les manes de l’architecte Soufflot ont dû se retourner dans leur tombe. Mais surtout celles de Sainte Geneviève, patronne de Paris, puisque la première pierre de cet édifice a été posée le 6 septembre 1764 – sous Louis XV – cette église devait remplacer celle de l’ancienne abbaye Sainte Geneviève… On voit que la destination était fort différente ! Mais le plus grave de cette histoire réside dans le fait qu’un historien fort célèbre participant à l’émission n’a pas éprouvé le besoin d’apporter la rectification qui s’imposait. Sans commentaire.

Longeant la façade de cette église Sainte Geneviève devenue Panthéon existe une rue dédiée à un personnage capital de l’Histoire de France mis en lumière par Jean Phaure : Clotilde. Mais pourquoi avoir rédigé les plaques indicatrices de la rue « Clotilde, reine de France, épouse de Clovis« ? N’est-elle pas Sainte Clotilde, comme tout bon dictionnaire l’indique ? S’il en est ainsi, va-t-on débaptiser toutes les rues consacrées à un saint pour ne mettre que le patronyme ? Aurons-nous bientôt une rue Jacques ou Séverin et un boulevard Michel ?

En fait, voilà comment, de manière insensible mais très efficace, la mémoire d’un peuple disparaît.

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Livres (1)

Devant le peu de succès de ma proposition de livres (voir la liste dans une note récente), je me questionne : que suscite donc cette proposition ? Une méfiance peut-être… Je tiens à rassurer mes visiteurs fidèles et occasionnels, je ne fais partie d’aucune secte plus ou moins secrète acharnée au prosélitisme. Seul m’anime le soucis de faire partager mes lectures et tenter un regard neuf sur notre monde. Un regard qui est parfois en décalage par rapport à l’air du temps, je vous le concède volontiers, mais on ne se refait pas !

Cette note est la première d’une série ou je présenterai chacun des livres proposés. Vous y trouverez la photographie de la couverture, ainsi que la quatrième de couverture et/ou l’introduction, l’avant-propos, la présentation… de l’ouvrage. Peut-être parfois y apporterai-je une réflexion plus personnelle. N’hésitez-pas à réagir et à me contacter. A bientôt.

« Pour en finir avec le Moyen-Âge – Régine Pernoud – Editions du Seuil, 1977.

Quatrième de couverture :

Méprisés, pendant des siècles, encensés par les Romantiques, ces mille ans d’Histoire ont presque toujours été recouverts de la crasse de l’ignorance. Godiche ne vient-il pas de gothique ? Féodal ne désigne-t-il pas l’obscurantisme le plus indécrottable ? Moyenâgeux les vieilleries poussiéreuses ?

Grâce à ce livre décapant, mille ans d’Histoire émergent enfin – le Moyen-Âge

est mort, vive le Moyen-Âge !

« Après tant d’erreurs et d’excès, le coup de poing de Régine Pernoud est salubre » – Ginette Guitard-Auviste, Le Monde

« Régine Pernoud, à la lumière de son immense érudition d’historienne, fustige les ignares, pulvérise leurs erreurs et les idées reçues à propos du Moyen-Âge » – Jean Prasteau, Le Figaro

« Un admirable petit livre qui est à la fois une enluminure et un pamphlet » – Georges Suffert, Le point

Premier chapitre (extrait) :

J’étais depuis peu chargée du musée de l’Histoire de France aux Archives Nationales quand me fut transmise une lettre demandant : « Pourriez-vous me dire la date exacte du traité qui mit fin au Moyen-Âge ? » Avec une question subsidiaire : « Dans quelle ville se réunirent les plénipotentiaires qui préparèrent ce traité ? »

N’ayant pas conservé cette missive je ne puis en donner que la substance, mais je la garantis exacte ; son auteur sollicitait une réponse rapide car, disait-il, il avait besoin de ces deux renseignements pour une conférence qu’il comptait faire à une date assez rapprochée.

Je me suis parfois surprise à composer en esprit cette conférence pour mon amusement personnel. Sans difficulté d’ailleurs : il suffisait de mettre bout à bout ce qu’on lit, ce qu’on voit, ce qu’on entend quotidiennement sur le « Moyen-Âge ». Or le médiéviste, s’il s’est mis en tête de composer un sottisier sur le sujet, se trouve comblé par la vie quotidienne. Pas de jour où il n’entende quelque réflexion dans le genre : « Nous ne sommes plus au Moyen-Âge », ou « C’est un retour au Moyen-Âge », ou « C’est une mentalité médiévale ». Et cela, en toutes circonstances …

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France-Etats Unis

Jacques JULLIARD – Rupture dans la civilisation, le révélateur irakien – NRF/Gallimard, 2001

   Ce livre est = une de mes lecture du moment, il parle de la difficulté qu'ont la France et les Etats Unis à maintenir leurs relations. Un ouvrage à découvrir si l'on s'intéresse à la géopolitique. Ces extraits du début de l'ouvrage campent parfaitement le sujet et donnent certaines des salutaires pistes de réflexion qu'il contient.

   La raison de la cassure morale qui s'est produite entre la France et les Etats Unis…touche au fondement même de notre connivence passée ; elle concerne les valeurs dont nous nous sommes longtemps réclamés. En politique étrangère, les Etats Unis ont changé de paradigme, et en raison de leur poids, qui est immense, le monde entier est entraîné dans cette aventure (la guerre = d'Irak) qu'il n'a pas voulue. Voilà la chose. On ne peut la minimiser. A cause du 11 septembre 2001, ou peut-être plus simplement à cause de l'usage qu'en a fait George W. Bush, nous sommes en train de changer de civilisation.

   Longtemps, la = fascination qu'ont exercé sur la plupart d'entre nous les Etats Unis venait de leur ambivalence : ils se présentaient à la fois comme les héritiers de l'Ancien Monde et les inventeurs du nouveau. nous autres vieux européens les considérions avec le regard mouillé de tendresse de parents qui voient leurs enfants les surpasser en hardiesse, en invention, en réussite, tout en leur restant fidèles. Ce temps-là  n'est plus. Depuis le 11 septembre 2001, les Etats Unis nous ont fait savoir qu'ils s'installaient à leur compte, pour le meilleur et pour le pire. Voilà  le fait nouveau. Inutile de nous boucher les yeux : en renonçant à son ambivalence, l'Amérique a renoncé à son identité et à la libre amitié ! Qui n'est pas avec nous est contre nous, a dit Bush. Peu lui chaut la liberté d'esprit de ses amis ; ce qui compte à ses yeux, c'est leur inconditionnalité.

La doctrine Bush c'est…la guerre préventive, le refus de la sécurité collective incarnée par l'ONU, l'affirmation d'un mission particulière des Etats Unis, par voie de conséquence l'exaltation d'une exception américaine, la monopolarité envers le monde et l'unilatéralisme envers les alliés, le maintien à tout prix de la supériorité militaire des Etats Unis sur toute autre puissance, l'identification du pays au Bien, et son droit à l'imperium sur le monde.

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Demain l’Islam

Pascal BRUCKNER – LA TYRANNIE DE LA PENITENCE

 

  La démocratie est une aventure historique qui nécessite une lente maturation…, un consentement au conflit pacifique des opinions, une forme singulière en rupture avec le passé mais dans laquelle le passé continue à jouer un rôle essentiel. La démocratisation des pays musulmans, si elle doit se produire, se fera à partir de l'Islam, non dans sa négation.

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Demain

Pascal BRUCKNER – LA TYRANNIE DE LA = PENITENCE

  A quoi devons-nous rester loyaux ? Aux pages noires de notre histoire ou à la manière dont nous en avons tiré les leçons ? A la longue litanie des massacres ou à l'effort déployé pour sortir de la servitude et de l'iniquité ? dans la confrontation des divers héritages qui nous constituent, mieux vaut exalter les triomphes que les deuils car le triomphe, c'est le deuil plus son dépassement, ce sont les souffrances endurées et domptées, un effort collectif pour défier le malheur. Notre hypermnésie sélective ne retient que les calamités, jamais les apothéoses. Pourquoi n'assumer que les heures sombres et gommer la clarté qui leur succéda ? Quitte à engager une recherche en filiation, cherchons-nous des pères honorables plutôt que misérables. Il faut donc célébrer les héros au lieu des salauds, les justes et non les traîtres, entretenir une fidélité au meilleur de soi. Au devoir de mémoire, opposer le devoir de nos gloires. Faceà la détresse, se souvenir des périls surmontés, rester ferme quand tout autour de soi se délite, quand se cumulent lâchetés et trahisons : "Tiens bon mon coeur, tu enduras des épreuves plus cruelles" (Ulysse). Un continent qui a frôlé l'abîme tant de fois et s'en est relevé, qui a émergé de l'Apocalypse de la Seconde Guerre mondiale, n'a pas à rougir de lui-même. Il faut inverser notre rapport au passé : ne pas y voir une source de déploration mais de confiance. Il faut en finir avec le chantage et la culpabilité, cesser de nous immoler à nos persécuteurs. Une politique de l'amitié ne peut pas être fondée sur la duperie : à nous l'opprobe, à vous la grâce. Une fois nos torts reconnus, quand nous en avons, il s'agit de retourner l'accusation contre les accusateurs et de les soumettre à leur tour au feu roulant de la critique. Cessons de confondre la nécessaire évaluation de nous-mêmes avec le masochisme moralisateur. Vient un moment où le remords est une seconde faute qui redouble la première sans l'annuler. Soyons les inoculateurs d'un poison qui nous a longtemps rongés : la honte. Un peu de mauvaise conscience à Téhéran, Ryad, Karachi, Moscou, Pékin, La Havane, Carracas, Alger, Damas, Rangoon, Harrare, Khartoum, pour ne citer que ceux-là , ferait le plus grand bien à ces gouvernements et surtout à leurs nations. Le plus beau cadeau que l'Europe puisse faire au monde, c'est de lui offrir l'esprit d'examen qu'elle a conçu et qui l'a sauvée de tant de périls. C'est un cadeau vénéneux mais indispensable à la survie de l'humanité.

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Pénitence

    J'ai commencé à lire un nouveau livre. Il s'agit de "La Tyrannie de la Pénitence"de Pascal Bruckner. Ouvrage écrit pour en finir avec l'autoflagellation que s'inflige à tout propos le monde occidental. Ouvrage salutaire s'il en est, et plein d'enseignements essentiels à la compréhension du monde contemporain. Quelque chose me gène cependant dès les premières pages : Bruckner dit que cette attitude est un héritage direct de la civilisation judéo-chrétienne et son inclination à la culpabilisation permanente. Mais Bruckner est certainement athée, un tantinet laïquard, et ne sait donc pas de quoi il parle. Tout d'abord, je ne connais-pas d'association plus absurde (et pourtant si répendue chez nos penseurs) que celle de ces deux notions. Les deux civilisations sont tout à fait honorables et légitimes, là  n'est pas la question, mais une grande partie du message du Christ prend le contre-pied de la judaïté, s'en affranchit par bien des aspects. "Judéo-chrétien" fait ainsi figure d'un fourre-tout bien pratique aux tenants de l'athéisme pour ne surtout pas essayer de comprendre le fait religieux présent dans l'Humanité entière, pour éviter de se poser les vraies questions. Cette notion de Pénitence également : dans l'approche chrétienne elle est essentiellement une démarche INDIVIDUELLE, entre le fidèle et Dieu, par l'intermédiaire du prêtre (dans le catholicisme notamment), une entrée en soi-même, un examen de conscience qui ne regarde que le pénitent. Rien à voir avec cet autodénigrement COLLECTIF permanent et systématisé des occidentaux modernes.

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