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Archive for the ‘Georges Bernanos’ Category

Association internationale des amis de Georges Bernanos

18 rue Jean Minjoz     75014  PARIS

http://www.georgesbernanos.fr

A propos des manifestations de « Georges Bernanos, Terre d’enfance en Haut Pays d’Artois »…

Chers amis,

La semaine prochaine, du  7 au 13 juin, s’ouvre en Artois une semaine exceptionnelle dédiée à Georges Bernanos.

Sur les chemins de son enfance, ceux de Fressin et de sa région, vous êtes invités, à l’initiative de la Communauté de Communes du Canton de Fruges, à le retrouver.

 Projections de films, exposition thématique autour de l’auteur, représentations théâtrales, conférences, parcours littéraire, inauguration d’une sculpture à Fressin… et même un feu d’artifice vous attendent tout au long de cette semaine exceptionnelle.

Venez nombreux ! Soyez les  bienvenus !

Gilles Bernanos,

Président de l’Association internationale des amis de Georges Bernanos


P – Rendez-vous sur le site  georgesbernanos.fr , à la rubrique « actualités » pour découvrir l’affiche, le programme complet des manifestations de « Georges Bernanos, Terre d’enfance en Haut Pays d’Artois », ainsi que la liste des conférences qui auront lieu le samedi et le dimanche 12 juin 2011.

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Bernanos – 1960

« Je ne suis pas anti-démocrate, je déplore au contraire, qu’après avoir signifié une conviction profonde, un état d’âme, une foi, le mot de démocrate ait pris peu à peu le sens de citoyen d’une démocratie, rien de plus, en sorte que nous sommes menacés de voir un jour des démocraties sans démocrates, des régimes libres sans hommes libres. »

« Vous trouvez que le visage de l’Eglise repousse aujourd’hui plutôt qu’il n’attire, mais s’il repoussait précisément parce que nous nous détournons de lui, que nous n’osons pas le regarder en face, que notre foi et notre amour ne s’y reflètent plus ? Les masses s’éloignent de l’Eglise, je le vois bien. Mais l’Eglise a-t-elle besoin des masses, ou les masses besoin de l’Eglise ? Imbéciles ! Vous avez laissé se former une civilisation ennemie de l’homme, et vous comptez sur le fils de l’Homme pour vous aider à poursuivre cette expérience jusqu’au bout. »

Bernanos – « Lettre aux Anglais » – 1946

« Le grain que nous aurons semé devra pourrir d’abord sous la terre avant de germer dans de nouveaux coeurs, pour un nouveau printemps. Je ne connaitrai pas ce printemps…qu’importe ! Dans le monde qui se défait sous nos yeux, nous n’avions pas notre place, nous autres Français… Dans celui, forcément provisoire, qui va se reconstruire en hâte, avec les débris de l’ancien, nous ne ferons guère plus que subsister… Mais tôt ou tard triomphera du Fer et de l’Or, la douce et laborieuse patience de l’homme. Elle remettra le monde à notre mesure, elle refera un monde humain. »

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Bernanos est un grand auteur. Le Journal d’un Curé de Campagne est effectivement un roman sombre mais avant tout profondément humain, avec une vision si bien rendue de la solitude alliée à la maladie devenant au combien souffrance, et par là  même Passion, dans le sens chrétien restitué du terme.

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Grands Hommes

Réponse à Agnès, Pivoine et Marat

Mon sentiment est que les grands hommes s’autoproclament rarement comme tels. Ils font simplement, où ils se trouvent, ce qu’ils ont à faire. C’est leur postérité qui se charge de les qualifier : et là, tout peut se voir, le meilleur comme le pire. Quoi qu’il en soit, il est difficile de les tenir pour responsables de ceux qui viennent après eux.

Bernanos est catholique, certes, mais son catholicisme peut être considéré comme un vecteur qui lui permet de toucher souvent à l’universel. Il n’y a qu’à lire ses deux chefs-d’oeuvre absolus que sont le Journal d’un curé de campagne et le Dialogue des Carmélites, profondément humains et en même temps si sur-humains.

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BERNANOS ET LA MONARCHIE – Jean-Loup BERNANOS (son fils) – revue « La Place Royale », Eté 1984

Georges Bernanos est un auteur méconnu qui est à redécouvrir. Il était catholique, et royaliste parce que catholique, l’un impliquant l’autre selon sa conviction ; mais c’était d’abord un homme libre, à la pensée politique originale et enrichissante pour tout un chacun. Ne disait-il pas en 1945 : « Dans ma famille catholique et royaliste, j’ai toujours entendu parler très librement et souvent très sévèrement des royalistes et des catholiques. Je crois toujours qu’on ne saurait réellement « servir » – au sens noble de ce mot magnifique – qu’en gardant vis-à-vis de ce qu’on sert une indépendance de jugement absolue. C’est la règle des fidélités sans conformisme, c’est-à-dire des fidélités vivantes. » Il avait également une haute idée de la France, qu’il envisageait essentiellement comme catholique et royale : « Le monde attend de nous la restauration universelle de l’esprit, par la plus grande révolution de tous les temps ».

Pour découvrir le texte de Jean-Loup BERNANOS : Téléchargement bernanos_et_la_monarchie.doc

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   Georges BERNANOS (1888-1948)

   Garder le silence, quel mot étrange ! C'est le silence qui nous garde.

   Les gens du monde disent "les simples"comme ils disent "les humbles", avec le même sourire indulgent. Ils devraient dire : les rois.

   Il est plus facile que l'on croit de se haïr. La grâce est de s'oublier. Mais si tout orgueil est mort en nous, la grâce des grâces serait de s'aimer humblement soi-même, comme n'importe lequel des membres souffrants de Jésus-Christ.

   La passion prend tout ce qu'on lui cède et ne rend rien. Au lieu que la Charité donne tout, mais il lui est rendu plus encore.

   Le doute de soi n'est pas l'humilité, je crois même qu'il est parfois la forme la plus exaltée, presque délirante de l'orgueil, une sorte de férocité jalouse qui fait se retourner un malheureux contre lui-même, pour se dévorer. Le secret de l'enfer doit être là.

   On ne saurait aimer Dieu sous la menace.

   L'humilité trempe les forts.

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