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Archive for the ‘Gascogne’ Category

Henry MONTAIGU

La fonction de toute légende est de véhiculer une Connaissance dont l’origine historique importe peu.

Prince Taliesin

Cette idée semble parfaitement s’appliquer au cycle des Légendes arthuriennes. On peut chercher une justification historique, la discuter, et cela peut être légitime, mais ce qui est au premier plan, c’est la Connaissance symbolique que ces Légendes véhiculent. La « Queste du saint Graal » est avant tout un retour sur soi-même, un combat contre soi-même parfois (ce qui est arrivé à un chevalier du cycle), contre l’illusion toujours, une quête intérieure, transcendante aussi : un retour au Principe d’où est issu le meilleur de l’homme.

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Saint Michel Garicoïts (1797-1863) – Extrait du « Manifeste » de fondation de la Societas Sacratissimi Cordis Iesu (Société du très Sacré Coeur de Jésus – 1835)

« Il a plu à Dieu de se faire aimer, et tandis que nous étions ses ennemis, Il nous a tant aimés qu’Il nous a envoyé son Fils unique : Il nous L’a donné pour être l’attrait qui nous gagne à l’Amour divin, le modèle qui nous montre les règles de l’amour, et le moyen de parvenir à l’Amour divin : le Fils de Dieu s’est fait chair. Au moment qu’Il entra dans le monde, animé de l’Esprit de son Père, Il se livra à tous ses desseins sur Lui, Il se mit à la place de toutes les victimes : « Vous n’avez point voulu, dit-Il, d’hostie et d’oblation, mais Vous m’avez formé un corps… les holocaustes et les victimes pour le péché ne Vous ont pas plu ; alors j’ai dit : Me voici, je viens pour accomplir votre volonté, ô mon Père ! »

Liens Internet :

L’Icône de Saint Michel Garicoïts : une expérience artistique et spirituelle

Notre Dame de Bétharram : un lieu, des sources, un esprit…

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« A Toulouse, l’axe de la grande rue*, qui part de la place et du quartier Saint Michel** au sud, passe par la porte Narbonnaise (château comtal***) pour aboutir à la place du Capitole****, se transforme alors en trident régulier. La voie médiane, que commande le « pivot » de la vieille église du Taur*****, trouve en Saint Sernin son lieu sacré, et en quelque sorte son Nord idéal. Il y a là une référence certaine à la quête du Dieu transcendant, à la Tradition primordiale, à ce royaume de la Connaissance antérieure que les Grecs****** identifiaient avec l’Hyperborée, et il ne serait pas alors impossible de voir en Toulouse une Thulé méridionale. » – Henry MONTAIGU, « Toulouse, Mythes et Symboles de la Ville-Rose » – Claire VIGNE-Editrice, Septembre 1995.

Basilique Saint Sernin – Archevêché de Toulouse – Languedoc

Toulouse - Saint Sernin - ChevetToulouse - Saint Sernin - Coupole de la croisée du transept - 21Toulouse - Saint Sernin - Christ en Majesté - 15Toulouse - Saint Sernin - Tribunes - 25Toulouse - Sceau de Saint Sernin

 

 

Notae – *Le « Cardo Maior » antique ; **A Saint Michel étaient situées les nécropoles antique et paléochrétienne ; ***Siège du pouvoir seigneurial ; ****Siège du pouvoir civil ; *****Lieu du martyre de Saint Saturnin ou Sernin, lié à un taureau rendu furieux et traîné dans les rues de la Cité ; ******Les Volques Tectosages, peuple celtibérique habitant la région de Toulouse avant la conquête romaine, avaient, lors d’une campagne guerrière, pillé le Temple de Delphes, ramené son Trésor disparu depuis lors et devenu Légende : l’Or de Toulouse.

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Simone WEIL, écrivain et philosophe (1909-1943)

L’Amour courtois (*) avait pour objet un être humain ; mais il n’est pas une convoitise. Il n’est qu’une attente dirigée vers l’être aimé et qui en appelle le consentement. Le mot de Merci par lequel les troubadours désignaient ce consentement est tout proche de la notion de Grâce. Un tel amour dans sa plénitude est l’amour de Dieu à travers l’être aimé. Dans ce pays (**) comme en Grèce, l’amour humain fut un des ponts entre l’homme et Dieu. La même inspiration resplendit dans l’art roman. L’architecture n’a nul souci de la puissance ni de la force, mais uniquement de l’équilibre.

Les Pythagoriciens disaient que l’harmonie ou la proportion est l’unité des contraires en temps que contraires. Il n’y a pas d’harmonie là  où l’on fait violence aux contraires pour les rapprocher ; non plus là où on les mélange ; il faut trouver le point de leur unité. Ne jamais faire violence à sa propre âme ; ne jamais chercher ni consolation ni tourment ; contempler la chose, quelle qu’elle soit, qui suscite une émotion, jusqu’à ce que l’on parvienne au point secret où douleur et joie, à force d’être pures, sont une seule et même chose, c’est la vertu même de la poésie.

Nous ne pouvons pas savoir s’il y aurait une science romane. En ce cas, sans doute, elle aurait été à la nôtre ce qu’est le chant grégorien à Wagner. Les Grecs, chez qui ce que nous appelons notre science est né, la regardaient comme issue d’une révélation divine et destinée à conduire l’âme vers la contemplation de Dieu. Elle s’est écartée de cette vocation… La science n’a pas d’autre objet que l’action du verbe, ou, comme disaient les grecs, l’amour ordonnateur… Comme l’art elle a pour objet la beauté. La beauté romane aurait pu resplendir aussi dans la science.

Nota – (*) Amour courtois en langue d’Oïl = Fin’Amor (prononcé finamour) en langue d’Oc : on peut définir la Fin’Amor comme amour fin, délicat, mais aussi finalité du vrai amour ou encore finalité véritable de l’amour ; (**) les Pays d’Oc ou Occitanie = Sud de la France, anciennes Provinces d’Aquitaine, Gascogne, Languedoc, Provence, Limousin, Auvergne, sud-Dauphiné.

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Henry MONTAIGU – Toulouse, Mythes et symboles de la ville rose

Il y a un air de Toulouse, incomparable et puissant, que la mémoire nourrit pourtant d’histoires atroces et de fables étranges, mais qui demeure joyeux et léger comme si la certitude d’être l’emportait sur les trahisons du destin et la lourde banalisation de la cité moderne.

Comme toute ville essentielle, le secret de Toulouse se situe au-delà d’un espace mesurable et d’une quelconque chronologie. Non sans doute qu’il ne s’y incarne, mais c’est l’être intérieur qui plus qu’ailleurs ici façonne tout.

Toulouse est une cité sanctuaire, où il n’est rien qui ne témoigne de la profonde mesure, divine et humaine, du Nombre d’Or.

La ville moderne n’est en fait qu’une anti-construction. Concue pour le citoyen matriculé et non pour l’homme, il lui est tout aussi impossible de vieillir dignement que de se renouveler.

Toulouse, qui a l’amabilité chaude et noble des grandes créations de type solaire, semble devoir mériter au plus haut degré ce vocable de ville rose qui serait à la lettre bien fade s’il s’agissait seulement de couleur et de fleur. A aucune autre ville de brique il n’a été accordé ce surnom. C’est qu’aucune autre n’est aussi parfaitement conçue en mode rayonnant* – c’est qu’aucune autre n’a manifesté, sous tant d’apparences diverses, le culte mystique de la Dame**.

Nota : *A mettre en lien avec la ROSACE de la cathédrale gothique ; **à  mettre en lien avec la notion de ROSA MYSTICA.

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Théophile GAUTIER (1811-1872) – « Lettre à sa fille Judith »

La disposition intérieure est tout ; le paysage est dans nous-même autant qu’à l’extérieur, et c’est notre pensée qui le colore, triste ou gaie, bienveillante ou haineuse.

Quintus Horatius Flaccus = HORACE (65-8 av. J.-C.) – « L’Art poétique »

Que tout ce que vous ferez soit toujours simple et ne soit qu’un.

Prince Taliesin

Pour créer, il importe de garder l’Attitude poétique. Toute création humaine est d’abord démarche intérieure, puis devient extérieure pour être offerte à l’autre.

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Henry MONTAIGU – LE PRINCE D’AQUITAINE

Le Poète transcende les règles de l’art comme le Saint transcende les règles morales. Il traverse le piège et ne transgresse pas.

PRINCE TALIESIN

Il importe de ne pas approcher la poésie avec quelque règle que ce soit.

Il importe de traverser la forme, d’aller au-delà.

La poésie vraie est au-delà de la forme que le poète même peut lui donner.

Le poète n’est pas nécessairement dans la révolte, il n’est pas dans la nécessité absolue de transgresser, et ceci même s’il peut choisir la forme de la révolte pour DIRE.

Et s’il fait ce choix, cette révolte reste une forme, qu’il importe de traverser.

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