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Archive for the ‘Chant et musique’ Category

Cocteau – Satie

Jean Cocteau – Le Coq et l’Arlequin – 1926

« Satie enseigne la plus grande audace à notre époque : être simple. N’a-t-il pas donné la preuve qu’il pourrait raffiner plus que personne ? Or il déblaie, il dégage, il dépouille le rythme. »

Une nouvelle année s’annonce, et je vous propose pour l’inaugurer une belle oeuvre de Satie. Une pièce non pas au piano, mais à la guitare, interprétée par une japonaise qui a fait l’arrangement pour cet instrument ; une oeuvre des plus françaises dans un paysage qui n’est pas en France…Et comme tout ceci passe admirablement !

Je présente mes voeux les plus sincères et cordiaux à tous les visiteurs qui me font le plaisir et l’honneur de passer sur mon blog. Merci à vous toutes et tous.

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   Marc-Antoine CHARPENTIER ( 1643-1704) fut à la musique sacrée du "Grand Siècle" de Louis XIV ce que fut son contemporain Jean-Baptiste LULLI (1632-1687) à la musique profane : un grand compositeur. Il étudia à Rome aux alentours de sa 20ème année auprès de grands maîtres comme Giacomo CARISSIMI (1605-1674). Il en ramena le goût pour les compositions magistrales, comme le "Salve Regina" pour 3 choeurs et orchestre ou encore le célèbre "Te Deum" (dont le prélude sert de générique à l'Eurovision). Mais le génie de CHARPENTIER est multiple, jugez en plutôt par l'oeuvre que je vous invite à découvrir. Il s'agit de "Tenebrae factae sunt", véritable méditation transposée en musique, composée sur les dernières paroles dites par le Christ sur la Croix, où sourd l'angoisse mêlée à l'acceptation. Pièce admirable de sobriété, où le petit nombre d'exécutants (une voix de Basse et 4 instruments) nous transmet cependant l'émotion la plus pure et intense.

    Au début du 17ème siècle, Toulouse était un grand centre artistique, comme il y en avait plusieurs dans tout le Royaume de France avant que Louis XIV ne concentre toutes les énergies à Paris. Nicolas TOURNIER (1590-1639), bien qu'originaire de Montbéliard, exerça longtemps dans la Ville-Rose. Il s'y installa après avoir étudié à Rome de 1619 à 1626 auprès de MANFREDI (1582-1622), lui-même disciple du CARAVAGE (1573-1610). Le CARAVAGE fut l'initiateur d'une forme de "ténébrisme" dans la peinture qui inspira de nombreux artistes en Europe (et plus particulièrement dans la France méridionale et en Espagne). La toile "Le Christ et les Enfants" de TOURNIER me semble entrer en parfaite correspondance, dans son essence, avec la pièce de CHARPENTIER. L'oeuvre du peintre Philippe de CHAMPAIGNE (1602-1674), plus connu, pourrait faire également partie de ce "voisinage" d'âme. 

 

NOTA – Même problème que dans la note précédente pour insérer l'enregistrement : une histoire de "script" apparemment incompatible, si quelqu'un(e) d'entre vous a la solution, je suis preneur. Vous pouvez accéder à cet enregistrement par "voir mon profil", "mes Audios", ou encore sur le groupe, rubrique "Media".

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    Continuons notre promenade dans le jardin des Muses et découvrons au détour d'une allée Claude DEBUSSY, à la manière de composer toute différente de Gabriel FAURE. Toujours sur les "Fêtes Galantes" de Paul VERLAINE, inspiré par Antoine WATTEAU. Jugez-en plutôt.

 

LE FAUNE – Paul VERLAINE

Un vieux faune de terre cuite

Rit au centre des boulingrins,

Présageant sans doute une suite

Mauvaise à ces instants sereins

Qui m'ont conduit et t'ont conduite,

Mélancoliques pélerins, 

Jusqu'à cette heure dont la fuite

tournoie au son des tambourins.

 

COLLOQUE SENTIMENTAL – Paul VERLAINE

Dans le vieux parc solitaire et glacé

Deux formes ont tout à l'heure passé.

Leurs yeux sont morts et leurs lèvres sont molles,

Et l'on entend à peine leurs paroles.

Dans le vieux parc solitaire et glacé

Deux spectres ont évoqué le passé.

– Te souvient-il de notre extase ancienne ?

– Pourquoi voulez-vous donc qu'il m'en souvienne ?

– Ton coeur bat-il toujours à mon seul nom ?

Toujours vois-tu mon âme en rêve ? – Non.

– Ah ! les beaux jours de bonheur indicible

Où nous joignions nos bouches ! – C'est possible.

– Qu'il était bleu, le ciel, et grand, l'espoir !

– L'espoir a fui, vaincu, vers le ciel noir."

Tels ils marchaient dans les avoines folles,

Et la nuit seule entendit leurs paroles.

 

NOTA – Je ne sais pas quel est ce mauvais tour, mais je n'arrive pas à insérer les deux extraits musicaux dans cette note. Je les ai donc édités séparément. Vous les trouverez sur mon blog, rubriques "Voir mon profil" et "Audios" (colonne latérale de droite) ; sur les groupes, rubrique "Media". Bonne écoute et désolé pour le désagrément.

 

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"Le Concert Champêtre" est le titre d'une toile d'Antoine Watteau. L'oeuvre du peintre a inspiré à Paul Verlaine une série de poèmes que Gabriel Fauré mit plus tard en musique, créant ainsi d'admirables correspondances entre Peinture, Poésie et Musique.

EN SOURDINE – Paul VERLAINE

Calmes dans le demi-jour

Que les branches hautes font,

Pénétrons bien notre amour

De ce silence profond.

Mêlons nos âmes, nos coeurs

Et nos sens extasiés

Parmi les vagues langueurs

Des pins et des arbousiers.

Ferme tes yeux à demi,

Croise tes bras sur ton sein,

Et de ton coeur endormi

Chasse à jamais tout dessein.

Laissonsnous persuader

Au souffle berceur et doux

Qui vient à tes pieds rider

Les ondes de gazon roux.

Et quand, solennel, le soir

Des chênes noirs tombera,

Voix de notre désespoir,

Le rossignol chantera.

 

CLAIR DE LUNE – Paul VERLAINE

Votre âme est un paysage choisi

Que vont charmant masques et bergamasques,

Jouant du luth, et dansant, et quasi

Tristes sous leurs déguisements fantasques.

Tout en chantant sur le mode mineur

L'amour vainqueur et la vie opportune,

Ils n'ont pas l'air de croire à leur bonheur

Et leur chanson se mêle au clair de lune.

Au calme clair de lune triste et beau,

Qui fait rêver les oiseaux dans les arbres

Et sangloter d'extase les jets d'eau,

Les grands jets d'eau sveltes parmi les marbres.

 

23 En sourdine 20 Clair de lune

 

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LA NUIT – Villiers de L'isle-Adam (1838-1889)

La nuit, sur le grand mystère,

Entr'ouvre ses écrins bleus :

Autant de fleurs sur la terre,

Que d'étoiles dans les cieux !

On voit ses ombres dormantes

S'éclairer à tous moments,

Autant par les fleurs charmantes

Que par les astres charmants.

Moi, ma nuit au sombre voile

N'a, pour charme et pour clarté,

Qu'une fleur et qu'une étoile

Mon amour et ta beauté !

   Ami visiteur, ma pratique du chant en amateur m'a conduit à interpréter la Mélodie Française, genre musical intimiste, né à la fin du 19ème siècle, et que j'affectionne tout particulièrement. Ce genre fut illustré par Gabriel Fauré, Henri Duparc, Claude Debussy, Reynaldo Hahn, Ernest Chausson, Cécile Chaminade et bien d'autres. J'ai ainsi découvert les vers de Villiers de L'Isle-Adam, admirablement mis en musique par Gabriel FAURE (comme beaucoup d'autres poèmes de ses contemporains).

   Je vous recommande chaudement l'enregistrement fait chez BMG Classics en 1993 avec Nathalie STUTZMANN, Contralto et Catherine COLLARD au piano : un réel enchantement.

 

 

 

 

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     C'est en écoutant l'admirable "Nocturne" de Chopin que m'est venue l'idée de cette note. Elle est la première de ce qui deviendra peut-être (à votre bon coeur Messieurs Dames) une chronique régulière, où je vous proposerai des oeuvres musicales que j'aime, et qui ont compté dans ce que je suis. 

     George Sand, pour décrire l'oeuvre de son Amour Chopin, parle dans un de ses écrits de la "Note Bleue". Je vois dans cette significative image ce que d'autres appellent le "Meilleur de la France", transposé en musique. Chopin était polonais me direz vous, certes, mais par ce "Meilleur", il ne s'agit pas d'entendre quelque revendication béatement nationaliste ou cocardière, quelque "cocorico" lancé depuis le tas de fumier.

     Où l'on parle également de "Bleu de France" : tout artiste ayant choisi la voie picturale pour expression connait cette couleur si particulière.

     La première oeuvre que je vous invite à découvrir est "Ave Regina Coelorum", de Guillaume DUFAY. Compositeur né vers 1400 dans le Hainaut (Cambrai, ou Bersele, ou encore Chimay, les musicologues ne sont pas tous d'accord…mais qu'importe). Il fût chantre à Rome en 1428, où il fut ordonné prêtre, puis exerça à Florence et Bologne. Nous le retrouvons ensuite Maître de Chapelle à la cour de Savoie. Il s'établira à Cambrai en 1445. Chanoine, il est à l'origine de ce que l'on définit en musique comme l'"Ecole Franco-flamande", héritière de l'"Ars Nova" de Guillaume de MACHAUT, à laquelle sont joints les apports des pérégrinations de Dufay en Europe. J'y ai mis en correspondance (selon la notion chère à Baudelaire) une oeuvre picturale, contemporaine de Dufay, que je trouve belle : "Le Jardin d'Eden", du Maître anonyme du Haut-Rhin, peinte vers 1410, dans le style du "Gothique international" ou encore des "Primitifs" : terme qui a ma préférence car il fait écho à ce que René Guénon, et après lui Henry Montaigu, nomme la tradition primordiale.

 

 

Et pour les chanteurs, voici la partition : Téléchargement 1400_dufay_ave_regina_coelorum.pdf

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     English language has also its own beauties. Have you ever heard Dowland's magnificent and tender music, on 17th century elisabethan poetry ? Or Shakespeare's theatre in original text ? Indeed, it might be for you a marvellous world to discover !

Let's go ! Close your eyes, open your ears : Beauty is coming down !

 

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