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Archive for the ‘Bleu de France’ Category

Derniers temps

Paroles de Notre Seigneur

Lors de son apparition à Sainte Faustine Kowalska, Apôtre de la Miséricorde Divine – 1931

A†Ω  En cette heure, je ne saurai rien refuser à l’âme qui me prie par ma Passion. Tu peux tout demander pour toi-même et pour d’autres…efforce-toi, en cette heure, de faire le Chemin de Croix. Mais si cela t’est impossible, alors va un instant dans la chapelle et glorifie mon Cœur…et si cela aussi t’est impossible, plonge-toi dans la prière au moins durant un court instant, là où tu te trouves.  A†Ω

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Dormition et Assomption de Notre Dame

Henry MONTAIGU – René Guénon ou la mise en demeure, Editions « La Place Royale », 1986

131 – QUESTION

Peut-être n’y aurait-il plus bientôt d’autre transmission que la Grâce de Dieu.

Aux successeurs des Apôtres, déjà, manque le Droit Vouloir, aux « initialistes » la régularité.

A tous, l’humilité.

Tout est suspendu.

Henry MONTAIGU – Culture d’Apocaplypse, Editions « La Place Royale », 1989

96 – MYSTERE

La patience du Christ est le seul mystère réellement incompréhensible du christianisme.

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Trésor

Saint jour de Pentecôte

Pour nombre de nos contemporains, trésor signifie biens matériels dont on doit s’emparer. Il en était bien autrement dans les mondes plus anciens. Beaucoup de Légendes parlent de trésors enfouis ou cachés : Niebelungen, Toison d’Or, Graal…Il s’agit avant tout d’un trésor symbolique, fruit d’une quête spirituelle, intérieure, à mener. Langage symbolique difficile à appréhender dans notre monde moderne.

Α†Ω

Contes de France et de Terre Sainte – Attribués au Ménestrel de Reims (c. 1250), traduction par Henri Longnon – Collection Delphica, Éditions I A C, Lyon, 1949.

Où le Poète retrouve le Roi que l’on avait perdu

Nul ne savait nouvelles du roi Richard que le duc d’Autriche tenait en prison, fors seulement le duc et ses conseillers. Or un ménestrel, qui avait nom Blondel [de Nesles] et que le roi avait nourri dès l’enfance, se résolut à l’aller quérir par toutes terres, jusques à tant qu’il en aurait nouvelles. Il se mit à la voie, et tant alla par les étranges contrées qu’il demeura bien un an et demi, sans pouvoir ouïr vraies nouvelles du roi.

Tant il erra qu’il entra en Autriche, ainsi qu’aventure le menait, et s’en vint droit au château où le roi tenait prison. S’étant hébergé chez une femme veuve, il lui demanda à qui était ce château, si beau, si fort et bien assis. « Au duc d’Autriche, répondit-elle. – Belle hôtesse, reprit Blondel, y a-t-il ores nul prisonnier dans le château ? – Certes oui, dit la femme. Il y a bien quatre ans qu’il y en a un. On ne peut savoir qui il est ; mais comme on le garde bien et soigneusement, nous croyons bien qu’il est gentilhomme et grand seigneur. »

A ces paroles, Blondel fut joyeux à merveille : il lui semblait en son cœur qu’il avait trouvé ce qu’il cherchait ; mais il n’en fit semblant à son hôtesse. La nuit, il fut mout aise et dormit jusqu’à l’aube. Et, quand il ouït le guetteur corner le jour, il se leva et alla au moutier prier Dieu de lui aider. Puis il vint au château et se présenta au châtelain : il lui dit qu’il était ménestrel, et qu’il demeurerait mout volontiers avec lui, s’il voulait. Le châtelain était chevalier jeune et galant : il le retint aussitôt.

Adonc Blondel, tout heureux, s’en alla quérir sa vielle et ses instruments. Et tant il servit le châtelain qu’il lui plut fort, et fut très bien reçu de ceux de léans et de toute la mesnie. Il demeura ainsi tout l’hiver ; mais onques il ne put savoir qui était le prisonnier.

Or, un jour des fêtes de Pâques, étant allé tout seul en un jardin qui était près de la tour, il regarda de ce côté, pensant si, par aventure, il pourrait voir le prisonnier. Comme il était en cette pensée, le roi regarda par une archère et vit Blondel. Il se demandait comment il se pourrait faire connaître à lui. Il lui souvint alors d’une chanson qu’ils avaient faite ensemble, et que nul ne savait qu’eux seuls, et il commença d’en chanter le premier couplet, haut et clair, car il chantait très bien. Quand Blondel l’ouït, il reconnut son seigneur, et reçut en son cœur la plus grande joie qu’il eût eue onques à nul jour. Atant il se partit du verger, vint en sa chambre, prit sa vielle et commença à vieller un air ; et en viellant, il se réjouissait pour son seigneur qu’il avait retrouvé. Ainsi demeura Blondel jusques à la Pentecôte ; et si bien se couvrit que nul de léans ne s’aperçut de son affaire.

Enfin Blondel vint au châtelain et lui dit : « Sire, s’il vous plaisait, je m’en irais en mon pays, car grand temps y a que je n’y fus. – Blondel, beau frère, vous ne le ferez pas, si vous m’en croyez ; mais demeurez encore et je vous ferai grand bien. – Certes, sire, ce dit Blondel, je ne demeurerai en nulle manière. » Quand le châtelain vit qu’il ne pouvait le retenir, il lui octroya congé et lui donna roncin et robe neuve.

Blondel alla tant par ses journées qu’il revint en Angleterre, et dit aux amis du roi et aux barons qu’il avait trouvé le roi. Ces nouvelles les rendirent très heureux, car le roi était l’homme le plus large qui jamais chaussa éperons, et ils résolurent ensemble d’envoyer en Autriche deux chevaliers des plus vaillants et des plus sages, pour racheter le roi au duc.

La rançon, sitôt appareillée, fut portée au duc, qui délivra le roi et lui fit donner bonne sûreté pour l’avenir.

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Dante

Ascension de Notre Seigneur

René Guénon – L’Esotérisme de Dante – Collection Tradition, NRF-Gallimard, Paris, 1957

Une question qui semble avoir fortement préoccupé la plupart des commentateurs de Dante est celle des sources auxquelles il convient de rattacher sa conception de la descente aux Enfers, et c’est aussi un des points sur lesquels apparaît le plus nettement l’incompétence de ceux qui n’ont étudié ces questions que d’une façon toute « profane ». Il y a là, en effet, quelque chose qui ne peut se comprendre que par une certaine connaissance des phases de l’initiation réelle, et c’est ce que nous allons maintenant essayer d’expliquer.

Sans doute, si Dante prend Virgile pour guide dans les deux premières parties de son voyage, la cause principale en est bien, comme tout le monde s’accorde à le reconnaître, le souvenir du chant VI de l’Enéide ; mais il faut ajouter que c’est parce qu’il y a là, chez Virgile, non une simple fiction poétique, mais la preuve d’un savoir initiatique incontestable.

D’autre part, il n’est pas difficile de constater que Virgile lui-même, pour ce qui nous occupe, a eu des prédécesseurs chez les Grecs, et de rappeler à ce propos le voyage d’Ulysse au pays des Cimmériens, ainsi que la descente d’Orphée aux Enfers ; mais la concordance que l’on remarque en tout cela ne prouve-t-elle rien de plus qu’une série d’emprunts ou d’imitations successives ? La vérité est que ce dont il s’agit a le plus étroit rapport avec les mystères de l’Antiquité, et que ces divers récits poétiques ou légendaires ne sont que des traductions d’une même réalité : le rameau d’or qu’Enée, conduit par la Sibylle, va d’abord cueillir dans la forêt (cette même « selva selvaggia » où Dante situe aussi le début de son poème), c’est le rameau que portaient les initiés d’Eleusis, et que rappelle encore l’acacia de la Maçonnerie moderne, « gage de résurrection et d’immortalité ». Mais il y a mieux, et le Christianisme même nous présente aussi un pareil symbolisme : dans la liturgie catholique, c’est par la fête des Rameaux [1] que s’ouvre la Semaine Sainte, qui verra la mort du Christ et sa descente aux Enfers, puis sa Résurrection, qui sera bientôt suivie de son Ascension glorieuse ; et c’est précisément le lundi saint que commence le récit de Dante, comme pour indiquer que c’est en allant à la recherche du rameau mystérieux qu’il s’est égaré dans la forêt obscure où il va rencontrer Virgile ; et son voyage à travers les mondes durera jusqu’au dimanche de Pâques, c’est-à-dire jusqu’au jour de la Résurrection.

Mort et descente aux Enfers d’un côté, Résurrection et Ascension aux Cieux de l’autre, ce sont comme deux phases inverses et complémentaires, dont la première est la préparation nécessaire de la seconde, et que l’on retrouverait également sans peine dans la description du « Grand Œuvre » hermétique ; et la même chose est nettement affirmée dans toutes les doctrines traditionnelles.

[1] Le nom latin de cette fête est Dominica in Palmis ; la palme et le rameau ne sont évidemment qu’une seule et même chose, et la palme palme prise comme emblème des martyrs a également la signification que nous indiquons ici. – Nous rappellerons aussi la dénomination populaire de « Pâques fleuries », qui exprime d’une façon très nette, quoique inconsciente chez ceux qui l’emploient aujourd’hui, le rapport de cette fête avec la Résurrection.

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Ascension de Notre Seigneur

Α†Ω

Contes de France et de Terre Sainte – Attribués au Ménestrel de Reims (c. 1250), traduction par Henri Longnon – Collection Delphica, Éditions I A C, Lyon, 1949.

Histoire de Guy de Lusignan, roi légitime de Jérusalem

En ce temps là, le roi Amaury de Jérusalem étant mort sans héritier de son corps, le royaume échut à sa sœur, qui demeurait en la terre de Syrie et était mariée à monseigneur Guy de Lusignan, un vrai prudhomme. Mais monseigneur Guy n’était pas de si haut parage qu’il parvînt de lui-même au trône ; aussi fut-ce de par sa femme, héritière du trône, qu’il devint roi.

Or il régnait depuis un temps, en prudhomme qu’il était, et la reine prude femme, quand il advint que les barons de la terre, le marquis de Montferrat, le comte de Tripoli, le sire de Beyrouth et le sire de Sayette [= Sidon] conçurent grande envie contre lui, tant qu’ils pressèrent le patriarche de Jérusalem d’amener le roi à laisser le trône, dont, disaient-ils, il n’était pas digne. Ils n’étaient pas de bonne foi ; mais chacun d’eux voulait devenir roi de Jérusalem. Le patriarche vint donc à la reine et lui dit : « Dame, il vous faut laisser votre seigneur, car il n’est pas homme assez sage pour tenir et gouverner le royaume de Jérusalem. »

A ces paroles, la reine mout s’émerveilla : « Sire, répondit-elle, comment se pourra faire que je laisse mon seigneur ? Je l’ai loyalement épousé, et il est très vrai prudhomme. – Dame, dit-il, vous le pouvez très bien : car si vous ne le faites pas, le royaume pourra bien se perdre et choir aux mains des Sarrasins. Voici Saladin, qui mout est sage et puissant : il n’attend que le discord de vous et de vos barons. – Par foi, répondit la reine, vous avez la cure de mon âme, et tenez la place de l’apostole [= du pape] par deçà la mer ; conseillez-moi donc afin que je ne méfasse ni envers Dieu, ni envers mon seigneur. – Dame, vous dites bien ; nous verrons de quelle manière cela se pourra mieux faire, et ce qui vous sera le meilleur. »

Lors les barons s’accordèrent en conseil que la reine se rendrait un jour à l’église Sainte Croix, qui est l’évêché d’Acre, qu’elle y tiendrait en sa main la couronne royale, tous les barons étant autour d’elle ; et que celui au chef de qui elle la poserait serait roi. Au jour convenu, la reine y fut, la couronne à la main ; le roi son seigneur y était aussi ; et tous les barons du royaume se tenaient autour d’elle. La reine les regarda et dit : « Sire patriarche, et vous tous, seigneurs barons, vous voulez que celui là soit roi, au chef de qui j’assiérai la couronne ? » – « C’est la vérité ! » répondirent-ils tous. – « Or, jurez-le donc tous sur le corps précieux de Notre Seigneur ; et vous, sire patriarche, jurez que jamais vous ne me contraindrez à prendre autre seigneur que celui-là. » Le patriarche et les barons jurèrent.

Alors la reine se signa de sa main droite, et s’étant recommandée à Dieu, elle alla droit à son seigneur, le roi Guy, et lui assit la couronne en la tête : « Sire, lui dit-elle, je ne vois pas ici de plus prudhomme ni plus loyal que vous, ni qui mérite mieux d’être roi de Jérusalem ; je vous octroie donc et vous donne la couronne et le royaume, et moi et mon amour. »

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Association internationale des amis de Georges Bernanos

18 rue Jean Minjoz     75014  PARIS

http://www.georgesbernanos.fr

A propos des manifestations de « Georges Bernanos, Terre d’enfance en Haut Pays d’Artois »…

Chers amis,

La semaine prochaine, du  7 au 13 juin, s’ouvre en Artois une semaine exceptionnelle dédiée à Georges Bernanos.

Sur les chemins de son enfance, ceux de Fressin et de sa région, vous êtes invités, à l’initiative de la Communauté de Communes du Canton de Fruges, à le retrouver.

 Projections de films, exposition thématique autour de l’auteur, représentations théâtrales, conférences, parcours littéraire, inauguration d’une sculpture à Fressin… et même un feu d’artifice vous attendent tout au long de cette semaine exceptionnelle.

Venez nombreux ! Soyez les  bienvenus !

Gilles Bernanos,

Président de l’Association internationale des amis de Georges Bernanos


P – Rendez-vous sur le site  georgesbernanos.fr , à la rubrique « actualités » pour découvrir l’affiche, le programme complet des manifestations de « Georges Bernanos, Terre d’enfance en Haut Pays d’Artois », ainsi que la liste des conférences qui auront lieu le samedi et le dimanche 12 juin 2011.

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Saint Michel Garicoïts (1797-1863) – Extrait du « Manifeste » de fondation de la Societas Sacratissimi Cordis Iesu (Société du très Sacré Coeur de Jésus – 1835)

« Il a plu à Dieu de se faire aimer, et tandis que nous étions ses ennemis, Il nous a tant aimés qu’Il nous a envoyé son Fils unique : Il nous L’a donné pour être l’attrait qui nous gagne à l’Amour divin, le modèle qui nous montre les règles de l’amour, et le moyen de parvenir à l’Amour divin : le Fils de Dieu s’est fait chair. Au moment qu’Il entra dans le monde, animé de l’Esprit de son Père, Il se livra à tous ses desseins sur Lui, Il se mit à la place de toutes les victimes : « Vous n’avez point voulu, dit-Il, d’hostie et d’oblation, mais Vous m’avez formé un corps… les holocaustes et les victimes pour le péché ne Vous ont pas plu ; alors j’ai dit : Me voici, je viens pour accomplir votre volonté, ô mon Père ! »

Liens Internet :

L’Icône de Saint Michel Garicoïts : une expérience artistique et spirituelle

Notre Dame de Bétharram : un lieu, des sources, un esprit…

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