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Archive for février 2010

Henri MONTAIGU – revue « La Place Royale », février 1986

Les matérialistes de tous poils ne sauraient concevoir que l’importance conférée à César dans l’Ecriture n’est pas d’ordre politique, ni que, plus précisément, la « politique » a une toute autre origine et une toute autre fin que cela qui aujourd’hui s’exprime par ce mot. Rendre ce qui est à César, c’est déterminer l’espace terrestre permettant le salut collectif par les formes, les oeuvres, les institutions, les connaissances cosmologiques, c’est métamorphoser à la source toute mondanité centrifuge ou descendante – c’est délivrer l’Eglise des affaires du siècle, la situant ainsi dans l’espace uniquement spirituel qui doit être le sien. Rendre à César ce qui est à César c’est indiquer les portes de la trascendance et c’est dégager les voies en ce monde – c’est enfin rendre à Dieu ce qui est à Dieu.

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Un des problèmes de notre époque est que, pour beaucoup de mots, le sens véritable en a été perdu par nos contemporains. Il en est ainsi du mot « Religion », avec toutes les connotations négatives que nous savons lui être attachées. En Latin « religio » vient du verbe « religare » et signifie « qui relie ». Par ce mot, il faut donc entendre qui relie l’Homme à Dieu et Dieu à l’Homme.

Il y a quelques années, un visiteur m’avait interpelé sur mon blog : il excécrait véritablement le Catholicisme, me disant lui préférer la « religion naturelle » : il est vrai que ce que l’on a coutume d’appeler les religions du Verbe (Judaïsme, Christianisme et Islam) se sont formées en partie contre la Nature, la considérant parfois comme hostile, comme un ensemble de forces à maîtriser voire assujettir. Mais certains courants du Catholicisme par exemple sont tout autres : Saint François d’Assise et la mystique franciscaine donnent une grande place à la Nature et l’honorent souvent.

Dans notre monde, « catholique » est aussi un mot aux connotations plus que négatives : il est vrai que le Catholicisme que nous avons en tête, et qui est pour nous un repoussoir, est celui du 19ème siècle qui, j’en conviens, ne peut être une référence absolue hors de laquelle il n’y a point de salut ! Il importe, pour bien comprendre et appréhender cette religion, de regarder bien plus avant dans l’histoire, dans ses formes les plus anciennes.

NOTA : L’illustration de cette note est un épisode de la vie de Saint François d’Assise relaté dans les « Fioretti ». Ce « Sermon aux Oiseaux » a été peint par Giotto (1266-1337).

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