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Archive for novembre 2006

   On peut se définir comme catholique. Le souci qui se présente alors est : que reçoit l'autre quand ceci est dit ? Qu'est-ce que pour l'autre un catholique, voire le catholicisme en général ? Quelle représentation en a-t-il ? Quelle expérience en a-t-il ? Et l'auteur peut se retourner la question : qu'est-ce donc pour moi ? Il est à gager que les deux personnes n'entendrons pas la même chose sur le sujet et c'est certainement très bien en un sens, c'est en tout cas inévitable.

   Toute personne faisant part de sa vision des choses ne peut le faire qu'avec ce qu'il est, catholique dans le cas qui nous intéresse, mais encore beaucoup d'autres choses, comme tout homme dans sa multiplicité propre d'ailleurs.

   Faire carrière : la vie est trop courte pour s'y astreindre incessamment !

   Le catholicisme comme bouclier : mauvaise idée, ce serait une bien piètre protection de nos jours, où il n'est pas politiquement correct d'être catholique, au regard de l'histoire complexe de cette religion, avec ses points de lumière et ses points d'ombre, c'est indéniable, et les réserves la concernant peuvent là se comprendre. Au regard également, et malheureusement, de l'anticléricalisme qui traîne dans nos sociétés depuis le 19è siècle et dont nos contemporains ont bien du mal à se défaire : le christianisme est la bête à abattre, et certains n'en veulent pas démordre avec une haine qui n'est pas justifiée, comme pas totalement injustifiée d'ailleurs. La haine, là ou tout ne devrait être qu'affaire de nuances à rechercher. Mais la haine rend aveugle, dit le célèbre adage.

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   Vous avez bien compris Molière en essayant d'imaginer ce que pourraient être ces personnages de nos jours. C'est justement cela que l'on peut entendre par universalité d'un auteur, cette grande adaptabilité, et qui fait que l'on puisse trouver un écho évocateur toujours actuel chez un homme ayant écrit il y a 400 ans. Avec la certitude que la nature humaine reste la même, bons et mauvais côtés.

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Bernanos est un grand auteur. Le Journal d’un Curé de Campagne est effectivement un roman sombre mais avant tout profondément humain, avec une vision si bien rendue de la solitude alliée à la maladie devenant au combien souffrance, et par là  même Passion, dans le sens chrétien restitué du terme.

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   Vous avez raison Bruno. J'écoutais l'autre jour sur Radio Classique Barbara Hendricks qui n'a pas du tout la même approche des choses. Il y a certainement beaucoup d'américains comme elle, et c'est très bien. Julliard parle dans son livre des problèmes qu'il pressent pouvoir venir de ce Pays, avec son histoire, sa mentalité et la puissance qu'il représente dans le monde au niveau économique, politique, etc. Rien ne dit qu'il y aura persistance des mêmes orientations : le futur nous le dira.

   Il est heureux qu'il y ait des personnes pour dénoncer : il est souvent difficile d'entendre ce que l'autre a à dire : toute la question est de savoir ce que l'on fait de la critique émise ; elle peut être salutaire pour soi-même et aider à avancer, si toutefois on ne lui reste pas hermétiquement clos.

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France-Etats Unis

Jacques JULLIARD – Rupture dans la civilisation, le révélateur irakien – NRF/Gallimard, 2001

   Ce livre est = une de mes lecture du moment, il parle de la difficulté qu'ont la France et les Etats Unis à maintenir leurs relations. Un ouvrage à découvrir si l'on s'intéresse à la géopolitique. Ces extraits du début de l'ouvrage campent parfaitement le sujet et donnent certaines des salutaires pistes de réflexion qu'il contient.

   La raison de la cassure morale qui s'est produite entre la France et les Etats Unis…touche au fondement même de notre connivence passée ; elle concerne les valeurs dont nous nous sommes longtemps réclamés. En politique étrangère, les Etats Unis ont changé de paradigme, et en raison de leur poids, qui est immense, le monde entier est entraîné dans cette aventure (la guerre = d'Irak) qu'il n'a pas voulue. Voilà la chose. On ne peut la minimiser. A cause du 11 septembre 2001, ou peut-être plus simplement à cause de l'usage qu'en a fait George W. Bush, nous sommes en train de changer de civilisation.

   Longtemps, la = fascination qu'ont exercé sur la plupart d'entre nous les Etats Unis venait de leur ambivalence : ils se présentaient à la fois comme les héritiers de l'Ancien Monde et les inventeurs du nouveau. nous autres vieux européens les considérions avec le regard mouillé de tendresse de parents qui voient leurs enfants les surpasser en hardiesse, en invention, en réussite, tout en leur restant fidèles. Ce temps-là  n'est plus. Depuis le 11 septembre 2001, les Etats Unis nous ont fait savoir qu'ils s'installaient à leur compte, pour le meilleur et pour le pire. Voilà  le fait nouveau. Inutile de nous boucher les yeux : en renonçant à son ambivalence, l'Amérique a renoncé à son identité et à la libre amitié ! Qui n'est pas avec nous est contre nous, a dit Bush. Peu lui chaut la liberté d'esprit de ses amis ; ce qui compte à ses yeux, c'est leur inconditionnalité.

La doctrine Bush c'est…la guerre préventive, le refus de la sécurité collective incarnée par l'ONU, l'affirmation d'un mission particulière des Etats Unis, par voie de conséquence l'exaltation d'une exception américaine, la monopolarité envers le monde et l'unilatéralisme envers les alliés, le maintien à tout prix de la supériorité militaire des Etats Unis sur toute autre puissance, l'identification du pays au Bien, et son droit à l'imperium sur le monde.

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Verba et Scriba

  Laisser voler la parole. Veiller à ce que l'écriture ne la pétrifie pas.

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Maturation

   

   Dans l'acte de création, une lente maturation intérieure s'avère souvent nécessaire. Cette maturation faite et l'oeuvre achevée : voilà qui est bien est la première pensée venant à l'esprit, avec le sentiment qu'il ne pouvait en être autrement du résultat comme il se présente à nous.

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