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Archive for mars 2006

Illusion de gloire

   A l'attention particulière de Marat – Blog "1789" qui nous donna récemment à lire une fable du très Sage (ou très fou) LA FONTAINE.

BENSERADE (17ème siècle) – Fables d'Esope en Quatrains

LA MOUCHE

Un chariot tiré par six chevaux fougueux

Roulait sur un chemin aride et sablonneux.

Une mouche était là  présomptueuse et fière

Qui dit en bourdonnant : "Que je fais de poussière !"

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Tout est relatif…

BENSERADE (17ème siècle) – Fables d'Esope en Quatrains

LE COQ ET LE DIAMANT

Le coq sur un fumier grattait, lorsqu'à ses yeux

Parut un diamant : "Hélas !, dit-il, qu'en faire ?

Moi qui ne suis pas lapidaire

Un grain d'orge me convient mieux."

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Connaissez-vous Diogène, qui fut un de mes compagnons d’Eternité ? Diogène qui vivait dans un tonneau. Laërce qui marchait dans l’antique cité d’Athène une lanterne à  la main à la recherche d’un homme. Le Grand Alexandre, lui rendant visite un jour, lui demanda : « Que puis-je faire pour toi ? Il s’entendit répondre : « ôte-toi donc de mon Soleil ». Le Cynique qui pensait pourtant que « l’espérance est la dernière chose qui meurt dans l’homme ». Diogène Laërce le Cynique eut quelques temps un esclave du nom de Manès. Un jour, celui-ci s’enfuit et notre homme ne se soucia nullement de le rechercher. Tous ses amis s’en étonnèrent. « Eh quoi, répondit-il, Manès peut vivre sans Diogène, et moi je ne pourrai pas vivre sans Manès ? Mon esclave s’est échappé, c’est Diogène qui s’est libéré !

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   Georges BERNANOS (1888-1948)

   Garder le silence, quel mot étrange ! C'est le silence qui nous garde.

   Les gens du monde disent "les simples"comme ils disent "les humbles", avec le même sourire indulgent. Ils devraient dire : les rois.

   Il est plus facile que l'on croit de se haïr. La grâce est de s'oublier. Mais si tout orgueil est mort en nous, la grâce des grâces serait de s'aimer humblement soi-même, comme n'importe lequel des membres souffrants de Jésus-Christ.

   La passion prend tout ce qu'on lui cède et ne rend rien. Au lieu que la Charité donne tout, mais il lui est rendu plus encore.

   Le doute de soi n'est pas l'humilité, je crois même qu'il est parfois la forme la plus exaltée, presque délirante de l'orgueil, une sorte de férocité jalouse qui fait se retourner un malheureux contre lui-même, pour se dévorer. Le secret de l'enfer doit être là.

   On ne saurait aimer Dieu sous la menace.

   L'humilité trempe les forts.

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Une fois n’est pas coutume, cette note est une annonce personnelle. J’anime en effet un petit choeur de 6 chanteurs amateurs : l’Ensemble Taliesin. Je suis à la recherche de lieux historiques, religieux ou civils, où nous puissions donner des concerts. Si vous en connaissez qui seraient propices à nous accueillir, n’hésitez pas à me le faire savoir : je pense notamment à ces nombreuses associations locales en France qui restaurent des monuments et les font vivre, nous pourrions intervenir pour un concert de soutien par exemple. Nous sommes de la région de Toulouse. Notre répertoire est la musique du Moyen-Âge et de la Renaissance, sacrée et profane, chantée a capella, mais si vous connaissez, ou si vous animez vous-même un groupe de musiciens, nous sommes prêts à élaborer un projet en commun ! Nous pouvons intervenir en costumes médiévaux ou modernes. J’insiste sur le fait que nous sommes des chanteurs amateurs, bien que la plupart d’entre nous prenne des cours de chant avec un professeur, nous ne visons pas la scala de Milan ! Nous aimons le chant et essayons de donner le meilleur de nous même dans cette discipline. N’hésitez pas à me laisser un message sur ce blog (et oserai-je vous demander…à faire passer l’information !). A bientôt peut-être. L’illustration de cette note est une enluminures représentant le Roi de Castille et Léon Alphonse X le Sage (1221-1284), dirigeant un groupe de chanteurs et musiciens. Ce Prince lettré est l’admirable compositeur de 420 « Cantigas de Santa Maria » (nous en chantons 2).

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Ornements

Alexandre DUMAS (1802-1870) – "L'Orfèvre du Roi"

– Je sais bien, continuait Ascanio, les regards toujours fixés sur Colombe, je sais bien que nous n'ajoutons rien à votre beauté (en y ajoutant bijoux et ornements). On ne rend pas Dieu plus riche parce qu'on pare son autel. Mais au moins nous entourons votre grâce de tout ce qui est suave et beau comme elle, et lorsque, pauvres et humbles ouvriers d'enchantements et d'éclat, nous vous voyons du fond de notre ombre passer dans votre lumière, nous nous consolons d'être si fort au-dessous de vous en pensant que notre Art vous élève encore.

   Benvenuto Cellini : – Tu es Florentin, Ascanio, et je n'ai pas besoin de te demander si tu sais l'histoire de Dante Alighieri. Un jour il vit passer dans la rue une enfant appelée Béatrix, et il l'aima. Cette enfant mourut et il l'aima toujours, car c'est son âme qu'il aimait, et les âmes ne meurent pas. Ascanio, le modèle de toute beauté, = de toute pureté, ce type de la perfection infinie à laquelle nous autres artistes aspirons, il est près de moi, il respire, je puis chaque jour l'admirer. Ah ! tout ce que j'ai fait jusqu'ici ne sera rien auprès de ce que je ferai. Cette Hébé que tu trouves belle et qui est, de vrai, mon chef-d'oeuvre, ne me satisfait pas encore ; mon songe animé est debout à côté de son image, et me semble cent fois plus magnifique ; mais je l'atteindrai ! je l'atteindrai ! Ascanio, mille blanches statues, qui toutes lui ressemblent, se dressent et marchent déjà  dans ma pensée. Je les vois, je les pressens, et elles écloront un jour.

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Haïku

   Le mode Haïku est une poésie particulière de la Tradition japonaise, composée sur une impression fugitive et écrite en vers très courts.

Un soir

Le Vent dans les arbres

Faisait un bruit d'Océan.

  Chers visiteurs, je vous invite à un jeu "interactif" sur ce blog : le fameux "Cadavre exquis" mis à l'honneur par nos poètes surréalistes, mais qui se pratiquait déjà au Moyen-Âge (on disait alors le Jeu-Partie), où une personne compose quelques vers et où les partenaires en ajoutent d'autres et…rendez-vous au point d'orgue, comme dit le musicien ! J'ai composé le petit poème ci-dessus sur le mode Haïku : à vous de jouer maintenant ! Le résultat de notre échange sera publié sous la forme d'une note sur ce blog.

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